Vous cherchez un modèle de cahier des charges de refonte de site web prêt à l’emploi ? Vous êtes au bon endroit, avec un PDF téléchargeable immédiatement et des explications concrètes pour le remplir avec efficacité.
Ce guide vous propose trois versions du modèle cahier des charges selon l’ampleur de votre projet, avec toutes les sections spécifiques à la refonte : audit de l’existant, migration de contenu, plan de redirections 301, préservation du référencement. Chaque rubrique est décryptée avec des exemples de remplissage concrets issus de refontes réelles. Vous découvrirez également les 8 points critiques souvent oubliés qui font la différence entre une refonte réussie et un plantage mémorable.
Vingt ans à refondre des sites m’ont appris une chose : un bon cahier des charges de refonte n’est pas un CDC de création recyclé. Les enjeux sont différents, les risques aussi. Voyons comment structurer le vôtre pour éviter les mauvaises surprises.
Téléchargez votre modèle de cahier des charges de refonte
Pas de blabla inutile, passons directement au concret avec un modèle opérationnel que vous allez pouvoir adapter à votre situation.
Présentation du modèle et accès immédiat au PDF

Le modèle de cahier des charges que je vous propose couvre l’ensemble des besoins d’une refonte, de l’audit initial aux spécifications techniques de migration. La structure s’articule autour de huit sections principales qui forment l’ossature de tout cahier des charges de refonte sérieux. On y trouve l’analyse de l’existant avec ses forces et faiblesses documentées, les objectifs de transformation qui justifient l’investissement dans la refonte, le périmètre fonctionnel et technique du projet, la stratégie de migration de contenu avec son inventaire exhaustif, le plan de préservation du référencement naturel avec les redirections 301, les spécifications techniques du nouveau site, le planning prévisionnel des différentes phases et enfin le budget alloué avec ses postes de dépenses détaillés. Chaque section répond à une question précise et vous guide dans la formalisation de vos besoins réels, pas de vos envies du moment. J’ai volontairement évité le jargon technique superflu pour que le document reste compréhensible par tous les acteurs du projet, de la direction aux équipes techniques. Le format PDF est directement exploitable, avec des champs à compléter et des exemples en commentaires pour vous inspirer sans vous enfermer dans un carcan.
Les 3 versions du modèle selon votre projet
Parce qu’une refonte de cinq pages vitrine ne nécessite pas le même cahier de charge qu’une migration e-commerce de 10 000 références, voici trois déclinaisons adaptées à votre situation :
- Refonte légère (design/UX) : version allégée de 8 à 12 pages, focus sur l’interface utilisateur, l’ergonomie et l’identité visuelle, sections techniques simplifiées car la structure reste identique, délai de rédaction estimé à 3-5 heures pour un site de moins de 30 pages
- Refonte technique (CMS/infrastructure) : version intermédiaire de 15 à 25 pages, accent sur la migration de données et les compatibilités techniques, documentation détaillée de l’architecture actuelle obligatoire, plan de redirections exhaustif avec cartographie URL par URL, budget à prévoir pour les tests de non-régression
- Refonte complète (stratégie/contenu/technique) : version exhaustive de 30 à 50 pages, intègre l’audit SEO complet et la refonte éditoriale, cartographie détaillée de tous les éléments à migrer ou recréer, planning phasé avec validation à chaque étape, investissement en temps de rédaction de 15 à 25 heures réparties sur plusieurs semaines
Différences clés entre CDC de création et CDC de refonte
Un cahier des charges de refonte n’est PAS un CDC de création classique. Voici ce qui change vraiment :
| Section | CDC création | CDC refonte |
|---|---|---|
| Audit de l’existant | Analyse de la concurrence uniquement | Documentation complète du site actuel avec statistiques de fréquentation et performances |
| Contenu | Création depuis zéro | Inventaire exhaustif, tri, migration ou réécriture du contenu existant |
| URLs et redirections | Définition de l’arborescence souhaitée | Plan de redirection 301 page par page pour préserver le référencement |
| Référencement | Stratégie SEO à construire | Préservation du capital SEO acquis avec analyse des positions actuelles |
| Données utilisateurs | Pas d’historique | Migration des comptes, commandes, contenus générés par les utilisateurs |
| Intégrations tierces | Choix des outils à connecter | Vérification de compatibilité et migration des connexions existantes (CRM, paiement, analytics) |
| Planning | Démarrage from scratch | Gestion de la transition avec période de cohabitation ou bascule en production |
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Décryptage section par section du modèle de refonte
Maintenant que vous avez le modèle entre les mains, voyons comment remplir intelligemment chaque section pour rédiger un cahier des charges complet qui servira vraiment.
Audit de l’existant et analyse de performance
Cette section est la FONDATION de votre cahier des charges de refonte. Impossible de définir où vous allez sans documenter précisément d’où vous partez. Commencez par les métriques quantifiables : nombre de pages indexées dans Google Search Console, trafic mensuel moyen sur les 12 derniers mois avec la saisonnalité éventuelle, taux de rebond global et par type de page, durée moyenne des sessions, taux de conversion si vous avez un objectif mesurable, positions SEO sur vos 20 mots-clés stratégiques, score PageSpeed Insights mobile et desktop. Documentez ensuite les problèmes techniques avérés : temps de chargement supérieur à 3 secondes, erreurs 404 récurrentes que vous aurez identifiées dans la Search Console, compatibilité mobile défaillante, failles de sécurité détectées, CMS obsolète qui n’est plus maintenu. N’oubliez pas les retours utilisateurs qualitatifs, même informels : commentaires récurrents de vos clients, zones de friction identifiées dans le parcours d’achat ou de contact, fonctionnalités demandées mais absentes. Cette documentation factuelle justifiera votre budget de refonte auprès de votre direction et guidera les choix techniques du prestataire.
Migration de contenu et préservation du patrimoine digital
Vingt ans de web m’ont appris que c’est ICI que se jouent les pires catastrophes de refonte. Un site qui perd 50% de son trafic après refonte, c’est presque toujours un problème de migration mal anticipée. Dressez un inventaire exhaustif de TOUT ce qui existe : nombre de pages par type (articles, fiches produits, pages institutionnelles), nombre de médias (images, PDF, vidéos) avec leur poids total, nombre de formulaires et leur destination, nombre de comptes utilisateurs actifs si votre site en gère. Priorisez ensuite ce qui doit être migré tel quel, ce qui doit être amélioré et ce qui peut être supprimé. Soyez pragmatique : ces 500 articles de blog vieux de 10 ans qui ne génèrent aucun trafic méritent-ils d’être migrés ? Par contre, cette page qui génère 30% de votre trafic organique doit être migrée avec une attention chirurgicale, quitte à conserver temporairement son design daté. Documentez également les éléments techniques spécifiques : shortcodes personnalisés de votre CMS actuel qui devront être convertis, champs personnalisés de vos fiches produits, taxonomies et catégorisations complexes. Plus cet inventaire sera précis, moins vous aurez de surprises désagréables en cours de projet.
Spécifications techniques spécifiques à la refonte
Cette rubrique du modèle cahier des charges détaille les contraintes techniques que le prestataire DOIT respecter pour assurer la continuité de service. Commencez par documenter votre infrastructure actuelle : nom de domaine et où il est géré, type d’hébergement (mutualisé, VPS, dédié), CMS et version actuellement utilisés, extensions ou modules critiques pour votre activité, intégrations avec des services tiers (passerelles de paiement, CRM, outils marketing). Précisez ensuite vos exigences pour le nouveau site : compatibilité obligatoire avec vos outils métier existants, contraintes de sécurité si vous manipulez des données sensibles, besoins en performances chiffrés (temps de chargement cible, nombre de visiteurs simultanés à supporter), niveau d’accessibilité visé si vous êtes soumis au RGAA. N’oubliez pas la partie souvent négligée de la reprise des données : format d’export disponible depuis votre système actuel, structure de la base de données si elle est accessible, droits d’accès aux APIs de vos outils connectés. Un prestataire sérieux vous demandera ces informations de toute façon, autant les fournir d’emblée dans votre cahier des charges pour obtenir des devis comparables.
Personnalisez le modèle selon votre type de refonte
Le modèle de cahier des charges est un point de départ, pas une bible à suivre aveuglément. Adaptez-le intelligemment à votre contexte réel.
Refonte légère : sections à approfondir et à alléger
Pour une refonte essentiellement graphique qui conserve la structure technique existante, inutile de produire un pavé de 40 pages. Concentrez vos efforts sur les sections qui comptent vraiment dans votre cas. Approfondissez la partie design et expérience utilisateur : détaillez vos attentes en termes d’identité visuelle, fournissez des exemples de sites dont l’esthétique vous inspire, précisez les éléments graphiques à conserver absolument (logo, couleurs corporate). Documentez également avec soin l’ergonomie souhaitée : parcours utilisateur type que vous voulez fluidifier, zones d’interaction à repenser, hiérarchie de l’information à améliorer. En revanche, allégez drastiquement les sections techniques : si vous gardez le même CMS et la même infrastructure, une simple mention suffit. Le plan de migration peut se résumer à quelques lignes puisque la structure de données ne change pas. Le plan de redirections sera minimal si vous conservez vos URLs. Résultat : vous passez de 30 pages à 12 pages, mais avec le même niveau de précision sur ce qui compte pour votre projet. Un bon exemple de cahier des charges adapté vaut mieux qu’un modèle exhaustif mais inadapté.
Refonte technique ou changement de CMS
Là, c’est une autre paire de manches. Migrer de Joomla vers WordPress, de PrestaShop vers WooCommerce ou d’un développement spécifique vers un CMS nécessite un cahier des charges particulièrement détaillé sur les aspects techniques. Documentez avec une précision chirurgicale votre système actuel : version exacte du CMS, liste complète des extensions installées avec leur rôle, customisations du code que vous avez fait réaliser, structure de la base de données si elle diffère du standard. Identifiez les points de compatibilité critiques : quelles fonctionnalités actuelles sont-elles indispensables et doivent être retrouvées à l’identique ? Quels processus métier automatisés ne doivent surtout pas être cassés ? Anticipez les risques de perte : certaines données peuvent être difficiles à migrer d’un système à l’autre, certains formats propriétaires nécessitent une conversion. Prévoyez une phase de tests exhaustifs avant la mise en production : qui testera quoi, avec quels critères de validation ? Cette rigueur vous évitera le cauchemar du site qui plante en production parce qu’une fonctionnalité critique n’avait pas été testée. J’ai vu trop de refontes techniques virer au désastre par manque d’anticipation dans le cahier des charges exemple.
Refonte complète : le modèle exhaustif commenté
Quand vous remettez à plat stratégie, contenu, design ET technique, le cahier des charges devient un document de référence qui va structurer plusieurs mois de travail. Utilisez la version longue du modèle et prenez le temps de la remplir sérieusement, section par section. Pour vous aider, j’ai annoté cette version avec des exemples concrets issus de refontes réelles que j’ai menées ou accompagnées. Dans la section objectifs, vous trouverez des formulations types : « Augmenter le taux de conversion de 2,3% actuel à 4% sous 6 mois » plutôt que le vague « Améliorer les ventes ». Dans la partie audit, des tableaux pré-remplis pour documenter vos métriques actuelles avec des colonnes pour les valeurs cibles. Dans les spécifications fonctionnelles, des user stories complètes : « En tant que client connecté, je veux retrouver l’historique de mes 24 derniers mois de commandes pour pouvoir recommander facilement un produit déjà acheté ». Ces exemples ne sont pas là pour être recopiés bêtement mais pour vous inspirer et vous montrer le niveau de détail attendu. Une refonte complète représente un investissement conséquent, votre cahier des charge doit être à la hauteur de cet enjeu pour le calendrier type d’une refonte bien cadrée.
Checklist des éléments de refonte à ne pas oublier
Après des centaines de refontes, j’ai identifié les points systématiquement oubliés dans les cahiers des charges qui reviennent ensuite comme des boomerangs en plein projet.
Les 8 points critiques souvent omis dans un CDC de refonte
Ces oublis vous coûteront cher en temps et en argent s’ils ne sont pas anticipés dans votre cahier des charges de refonte. Listez-les explicitement :
- Gestion de l’historique : conservation des anciennes versions de pages, archivage des contenus supprimés pour référence future, durée de rétention des données avant suppression définitive 😊
- Plan de redirections 301 : cartographie URL par URL de l’ancien vers le nouveau site, gestion des URLs avec paramètres, redirections des anciennes URLs de pagination ou de filtres
- Préservation des positions SEO : liste des 50 pages qui génèrent le plus de trafic organique à ne surtout pas casser, mots-clés stratégiques à surveiller avant/après, calendrier de suivi des positions sur 3 mois post-refonte
- Continuité analytics : migration des objectifs et événements paramétrés dans Google Analytics, conservation de l’historique de données, mise en place du double tracking pendant la transition
- Certificats SSL : renouvellement ou migration du certificat, configuration HTTPS complète, redirections HTTP vers HTTPS
- Intégrations tierces : vérification de compatibilité de chaque outil connecté, migration des clés API, reconfiguration des webhooks
- Données utilisateurs : migration des comptes clients avec leurs mots de passe hashés, conservation de l’historique d’activité, notification aux utilisateurs des changements
- Performances : budget de performance chiffré (temps de chargement cible, poids maximum des pages), plan de tests de charge avant mise en production
Estimez vos besoins en redirections
Le nombre de redirections 301 à mettre en place conditionne directement la charge de travail et donc le budget de votre refonte. Voici une méthode simple pour estimer ce besoin sans vous tromper. Commencez par compter le nombre de pages actuellement indexées dans Google Search Console, c’est votre base de départ. Ajoutez 20% pour les URLs non indexées mais qui reçoivent des backlinks externes que vous ne voulez pas perdre. Si vous changez de structure d’URLs (par exemple passage de /page.php ?id=123 à /categorie/titre-page/), multipliez ce total par 1,5 car vous devrez gérer les variations d’URLs avec et sans trailing slash, avec et sans www, etc. Un site de 100 pages indexées avec changement de structure nécessite donc environ 180 redirections à paramétrer. Pour un site de 500 pages, on monte à 900 redirections. Au-delà de 1000 redirections, envisagez des règles de redirection par expressions régulières plutôt qu’une liste URL par URL, c’est plus maintenable. Documentez cette estimation dans votre exemple de cahier des charges pour que les prestataires chiffrent cette charge correctement. Un site que j’ai audité avait perdu 60% de son trafic après refonte parce que les redirections n’avaient pas été budgétées et donc pas faites. Six mois pour récupérer le trafic perdu, une belle leçon à 50 000 €. Prévoyez également qui va tester ces redirections : sur 500 redirections, statistiquement 5 à 10% comporteront des erreurs qu’il faudra corriger avant la mise en production. Une fois votre cahier des charges complet et chiffré, il sera temps de diffuser le document aux prestataires pour obtenir des propositions comparables.